Shooting – Etat D’urgence –

SHOOTING ETAT D'URGENCE
Le Collectif « ACT NOW » invite les parisiens Place du Trocadero, au niveau du parvis des Droits de l’Homme, dans le 16ème arrondissement, le mardi 30 juin 2020 à 19h pour un shooting avec la photographe Migail Montlouis Félicité et la cinéaste Ariakina Ettori. Le thème est « – ETAT D’URGENCE – ».
 
Les catastrophes écologiques ont fait progresser la prise de conscience de l’opinion publique. Une nouvelle génération réclame son droit à exister dans un Monde préservé et à préserver ce Monde. Comment ne pas entendre son appel ? Comment lui donner de l’espoir, de la force, de la confiance ? Nous devons aujourd’hui inventer le Monde de demain, et le décliner dans un geste d’Amour et de bienveillance.
 
« ACT NOW » demande aux participant.e.s de venir avec un objet qui représente – pour eux/elles – cet ETAT D’URGENCE CLIMATIQUE ET ENVIRONEMENTALE.
 
Attention d’être précis, à 19h30 le shooting sera fini. Le climat n’attend pas, la lumière du soleil non plus, et l’urgence est là.
 
Cette performance artistique est réalisée par des artistes membres d’ACT NOW dans le cadre de « la Journée Mondiale de l’Etat d’Urgence Environnementale et Climatique », qui se veut une journée festive, active et dynamique.
ariakina-ettori

Ariakina Ettori est une auteure-réalisatrice et militante (cause animale, justice sociale, environnement, cinéma émergent). Sa marraine dans le monde du cinéma est Souad Amidou choisie par Claude Lelouch pour être la fille d’Anouk Aimée dans Un homme et une femme en 1966. Une enfant de la balle comme Ariakina. Elle est repérée par Tina Oury qui l’intègre à son agence artistique. Depuis 2019, Ariakina est Présidente de l’Institut Citoyen du Cinéma qui vise à soutenir le cinéma émergent.

En 2011, Ariakina réalise « le Voyage d’Emilie » un court métrage sur le thème des enfants artistes. Le film a sélectionné et projeté par le Festival « 50 giorni di cinema Internazionale di Firenze ».

Ariakina  réalise en 2013 « Night of the wolf » du groupe américain Nox Arcana avec Joseph Vargo et William Piotrowski (« Défi jeune »  et « Prix Isabelle Ciaravola » récompensant une œuvre liée à danse, remis par la danseuse étoile à l’Assemblée Nationale et était parrainée par Nathalie Lucas, Raghunat Manet, Fabien Ruiz, Silvia  Notagiacomo, Alexandra Lemoine, Julien Brugel, Laura Treves, Denitsa Ikonomova et Fabien Ruiz le chorégraphe du film aux 105 récompenses (5 Oscars, 3 Palmes à Cannes, 6 Césars, 3 Golden Globes,  …).

En 2016, Ariakina réalise un court métrage sur les enjeux de l’environnement « 2001, Ma Terre vue du coeur », à l’occasion d’une action lancée par la Fondation de Ségolène Royal,  Désir d’Avenir.

« Imagine » réalise ce court-métrage avec avec Ismaël El Marjou (Le Roi Lion, finaliste The Voice Kids), Hanane El Yousfi (Les Bracelets Rouges) et Adhal Bara réalisé  en partenariat avec le Théatre de Boulogne-Billancourt et la Fondation Louis-Vuitton.

Ariakina Ettori réalise « L »Insulaire » est un portrait de l’ancien Ministre et Maire depuis 40 ans de la ville d’Issy-les-Moulineaux, André Santini. Ariakina accompagne et filme le Maire dans plusieurs plateaux-télé  comme France 2, LCI ainsi que dans les locaux de M6 et RTL. Le portrait traverse les frontières puisque certaines parties du film sont tournées à New-York dans Manhatthan et Brooklyn (Musée du Cinéma).

Ariakina Ettori et Migail Montlouis Félicité ont imaginé ce rendez-vous dans le prolongement de leurs engagements respectifs.

Migail Montlouis Félicité

Migail Montlouis Félicité, … Migail Montlouis Félicité , …. laissons lui plutôt la parole concernant sa démarche  :

Je viens d’un pays où l’on parle. Beaucoup et essentiellement. Je viens d’un pays où la parole est chose sérieuse mais aussi fantaisie. Je viens du pays d’Aimé Césaire*.

Je suis une femme de Lettres. De la Martinique j’ai hérité des mots. Ceux qu’on dit et ceux qui s’écrivent. Enfant du BUMIDOM*, j’appartiens à cette génération d’Antillais nourris à la poésie d’Aimé Césaire. Elle m’a influencée, je m’en suis repue pour mieux m’en éloigner et trouver mon identité de journaliste, d’écrivain et ensuite de photographe.

Je crois pouvoir affirmer que je n’ai pas fait le choix de l’écriture mais que c’est celle-ci qui est venue à moi. J’aurais pu me contenter de n’être qu’une lectrice admirative de Césaire, de Maryse Condé* ou de Jean Metellus*, mais le besoin d’écriture est venu littéralement me hanter.

L’écriture chez moi a plusieurs fonctions. En tant que journaliste de presse écrite, je m’applique à la rendre rigoureuse. L’écriture est là pour essentiellement témoigner. C’est aussi une écriture « militante » dans le fond (le choix de mes sujets) et aussi un peu dans la forme.

Attachée au fait culturel antillo-guyanais, je relate les expressions créatrices des artistes du bassin caraïbéen : acteurs, comédiens, chanteurs, peintres, danseurs et bien sûr écrivains. Mon propos est de les faire connaître d’un large public et par conséquent de faire la publicité de leurs œuvres. C’ est une démarche essentielle voire une responsabilité puisque ces créateurs antillo-guyanais sont pour la plupart absents des colonnes des journaux dits nationaux.

Je ne dissocie pas l’écriture de l’image. J’estime en effet que l’image précède les mots. L’écriture ne vient-elle pas de l’imaginaire ? C’est ce constat qui m’a petit à petit amenée vers la photographie.

Depuis plus d’une décennie, j’associe mon travail d’écriture à la photographie. Mon travail photographique dit deux choses complètement différentes.
Il y a d’abord une démarche purement esthétique. Mon œil et ma sensibilité sont attirés par ce qui leur semble beau. Il y a aussi une démarche plus intellectuelle.

Je cherche à travers la photographie à dire et à susciter un questionnement.

Beaucoup de mes photos réalisées à la Martinique, dont une série faite lors de la disparition du poète Aimé Césaire a provoquée chez moi le besoin de témoigner de mon héritage martiniquais. D’abord parce que ce fut le moment de mes retrouvailles avec ma terre natale, un retour rempli d’émotion lors des funérailles du Grand Homme rentré depuis au Panthéon de Paris.

J’ai vu là un lien évident entre ces deux évènements. Chercher dans la personnalité de l’île, dans ses paysages, dans le regard des gens, ce qu’il y avait de « césairien » et un peu de moi-même.

J’ai cherché ses empreintes dans les chemins de la Martinique, dans ces moindres recoins au gré de mes promenades.
Mes promenades partout où je voyage sont toujours prétexte à l’écriture et à la photographie.

*Aimé Césaire – Poète, dramaturge, biographe, homme politique et écrivain de la Martinique

*Maryse Condé – Romancière, professeur de littérature de la Guadeloupe

*Jean Metellus – Romancier, poète et essayiste d’Haïti

*BUMIDOM – (Bureau pour le développement des migrations dans les départements d’outre-mer), organisme créé par Michel Debré en 1963, pour favoriser l’émigration des Afro-descendants des départements d’outre-mer vers la France.

Migail Montlouis-Félicité

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